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Les corps sont les enveloppes charnelles qui encrent physiquement les êtres humains à la terre et qui font d’eux des masses palpables, capables de ressentir aussi bien en interne qu’en externe.

Temples, incarnation des puissances divines, canons de beauté et instruments de recherche du progrès, les corps ont aussi été objets d’occultations, d’exploitation au nom de la différence et au final réprimés pour certaines de leurs capacités. Pourtant quand on interdit aux bouches d’être bruyantes, il arrive que les corps n’arrivent pas à rester silencieux. La souffrance, la joie, la colère, la tristesse, l’amour … se manifestent de manière chimique et parcourent le corps du frisson au mouvement.

Quand un corps danse dans une société, c’est un langage intelligible, pour dire la parole inaudible des forces cachées d’un peuple.

Léna Blou, danseuse et chorégraphe professionnelle guadeloupéenne, TedxPointeàPitre, 2015

La sélection de cette semaine propose des histoires où l’expression corporelle est un outil de libération, voire même un moyen d’accéder à une partie de soi invisible, presque divine.


Être et Faire et Être, c’est le nom du projet dans lequel Mackenzy Bergile, offre une performance pleine de vulnérabilité et de douceur. La première vidéo nous introduit l’artiste et son univers qui se précise dans la seconde, où son corps s’exprime sur un fond de piano à l’aide de mouvements mélangeant hip hop et danse traditionnelle haïtienne.


Dans Everblessed (nom qui fait référence à un morceau du même nom de Vybz Kartel) on se retrouve en Jamaïque où on découvre le dancehall sous un angle totalement inédit. Dans ce short-documentaire, il est question du parallèle entre dancehall et église, car pour certain.e.s le plaisir et l’investissement mis dans le fait de danser, partager, s’amuser en communauté s’assimile à une pratique spirituelle.


Trouver la liberté dans le mouvement, être libre de se mouvoir… C’est le thème des explorations de cette réalisation signée Anna Fearon, où performeur.euse.s non-binaires questionnent leurs corps et leur capacité de s’exprimer à travers celui-ci. Mouvement in stillness c’est le dépassement des restrictions pour rétablir la connexion avec soi-même.


Pour clôturer cette sélection, voici un extrait du film Freda de Gessica Généus, qui met en scène la situation bien connue de l’occultation des soirées par l’ancienne génération influencée par la religion, qui ne comprend pas l’amour qu’a la jeunesse pour la nuit et la fête. On retrouve cet atmosphère familier, sensuel qui caractérise parfois les soirées caribéennes et offre une coupure avec le quotidien, un refuge où le temps est momentanément en suspend. Les corps y sont en contact d’une manière bien particulière, inconsciemment rebelle.

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